contre-étiquette de bouteille de vin

Vin : quelles sont les mentions obligatoires à inscrire sur votre étiquette ?

contre-étiquette de bouteille de vin

Vin : quelles sont les mentions obligatoires à inscrire sur votre étiquette ?

L’étiquette d’un vin doit mentionner un certain nombre d’informations légales pour qu’il soit commercialisé en France. La DGCCRF (l’organisme de répression des fraudes) demande à ce que toutes ces informations (à l’exception du numéro de lot et des allergènes) soient regroupées dans le même champs visuel et visible sans retourner la bouteille. Dans un soucis esthétique, de nombreux vignerons choisissent malgré tout d’écrire certaines de ces informations légales sur la contre-étiquette. 

Les mentions obligatoires pour votre vin

1. La dénomination de vente réglementaire de la catégorie de vin

Pas très poétique, la dénomination de vente décrit le type de liquide qu’on trouvera dans la bouteille : « Vin », « Vin Mousseux », « Vin Pétillant », etc. Pour les vins sans indication géographique (IGP ou AOP), elle doit être suivie du pays dont provient le vin. Ca donnera par exemple « Vin de l’Union Européenne ». 

Bien heureusement cette mention peu vendeuse n’est pas obligatoire pour les vins avec une indication géographique (IGP ou AOP). 

2. Le taux d’alcool, aussi appelé « titre alcoométrique volumique acquis » (TAVA)

Le taux d’alcool doit être indiqué en unités ou demi-unités de pourcentage et du symbole « % vol. » (par exemple : 13 % vol. ou 12,5 % vol.).

Il peut être précédé des termes « titre alcoométrique acquis » ou « alcool acquis » ou de l’abréviation « alc ».

3. Le volume nominal 

Les vins doivent être commercialisés dans des volumes imposés (100 – 187 – 250 – 375 – 500 – 750 – 1000 – 1500 ml) et le volume écrit en millilitre avec une possibilité d’abréger avec « ml ». 

4. Le nom de l’embouteilleur

Le nom et son adresse de l’embouteilleur doivent être mentionnés suivi des termes « embouteilleur » ou « mis en bouteille par ».
Pour les vins avec une indication géographique, son nom peut être remplacé par des termes spécifiques (mis en bouteille au château, au domaine, à la propriété, dans la zone de production, etc).

5. Le numéro de lot

Un lot est constitué de tous les produits élaborés dans des conditions considérées comme identiques. Le numéro de lot, composé de chiffres ou de lettres est précédé de la lettre « L », sauf dans le cas où cette mention se distingue clairement des autres indications d’étiquetage.

6. Les allergènes

Comme pour toutes les denrées comestibles, la liste des allergènes qu’il contient est obligatoire pour un vin. Ceux qu’on retrouve le plus souvent sont les sulfites. Au delà de 10 mg/litre exprimé en SO2, leur mention doit être écrite sur l’étiquette. On peut choisir de l’écrire en français ou en anglais (qui est jugé assez compréhensible pour le consommateur français). 

7. Le message sanitaire

Les boissons alcoolisées (supérieures à 1,2 % vol.) vendues en France doivent porter sur leur étiquette  un message sanitaire destiné aux femmes enceintes préconisant la non-consommation d’alcool.
Il peut s’agir soit d’un pictogramme représentant une femme enceinte dans un cercle barré ou soit d’un message rédigé ainsi « la consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant ».

8. La teneur en sucre pour les vins mousseux

Cette mention est obligatoire pour les vins mousseux mais elle est facultative pour les autres vins. Selon la teneur en sucre résiduels du vin mousseux, les termes suivants peuvent êtres utilisés : brut nature (< 3 g/L), extra-brut (< 6 g/L), brut (< 12 g/L), extra-sec (12 à 17 g/L), sec (17 à 32 g/L), demi-sec (32 à 50 g/L) et doux ( > 50 g/L).

Les mentions facultatives réglementée pour votre vin

1. Le millésime 

La mention d’un millésime exige qu’au moins 85 % des raisins aient été récoltés pendant l’année considérée.

2. Les cépages

Les noms des variétés de vigne (cépages) peuvent être mentionnés si le produit concerné est issu à 85 % au moins de cette variété.

En  cas d’emploi du nom de deux cépages ou plus, le vin doit être  issu à 100 % des cépages étiquetés. Pour les vins bénéficiant d’une Indication Géographique, chacun des cépages mentionnés doit représenter plus de 15 % de l’assemblage du vin.

3. La méthode de production 

Les vins peuvent être assortis d’indications faisant référence à certaines méthodes de production.

Par exemple, des mentions à propos de l’élevage peuvent apparaitre comme « élevé en fût » ou « vieilli en fût » suivies (ou non) du nom du bois de la barrique. 

Pour pouvoir porter cette mention, un vin produit en France doit avoir été fermenté, élevé ou vieilli sous bois pendant au moins 6 mois et ce pour minimum 50 % de son volume.

4. La teneur en sucre pour les vins tranquilles

Contrairement aux vins mousseux pour lesquels la mentions de la teneur en sucre est obligatoire, il appartient au vigneron de décider ou non d’inscrire la teneur en sucre pour son vin tranquille. Cela est assez fréquent dans les appellations ou les vins doux côtoient les vins secs (comme à Vouvray ou en Alsace), les vignerons peuvent choisir de mentionner la teneur en sucre pour aider le consommateur à s’y retrouver. 

Ils ont alors le choix entre sec (< 4g/L), demi-sec (entre 4 et 12 g/L), moelleux (entre 12 et 45 g/L) et doux (> 45 g/L). 

5. L’exploitation agricole

Les références à un nom d’exploitation (Château, Domaine, Clos, etc.) sont réservées aux vins ayant une Indication Géographique.

La mention de l’exploitation agricole peut être faite uniquement si le vin est produit à partir de raisins récoltés dans les vignobles exploités par cette exploitation et si la vinification a été entièrement effectuée dans cette exploitation.

 

Nous avons fait le tour des mentions (obligatoires et facultatives) réglementée par la DGCCRF. Il en existe certaines qui ne sont pas controlées comme la mention « vieilles vignes » ou « vendanges manuelles ». 

Vous avez envie de refaire les étiquettes de vos vins ? 

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